Culte en ligne du 26 avril : vidéo et textes.

Culte en ligne de la Mission populaire du 26 avril 2020. Animation et prédication de Christophe Verrey, pasteur du Foyer de Grenelle.

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Musique : Pierre à la viole de Gambe

ACCUEIL Christophe Verrey

Bonjour, mon frère, bonjour ma sœur,

Si je t’appelle ainsi,

n’est-ce pas parce que toi et moi

nous faisons partie de cette même humanité, menacée d’épidémie,

faite d’hommes mortels et fragiles devant la maladie ?

Et si je te dis : bon jour,

est-ce parce que ce jour-ci est meilleur qu’un autre ?

Tout dépend de ce que tu vis aujourd’hui !…

Mais je voudrais alors te dire : bon moment !

Pour ce moment que nous allons passer ensemble,

à chercher du courage dans l’espérance d’un Dieu qui,

un jour, en Jésus-Christ, s’est rapproché de son humanité,

en guérissant des malades autour de lui,

mais surtout pour lui rappeler la promesse de la résurrection,

annoncée déjà il y a bien longtemps.

INVOCATION

Prions : J’ai soif de ta présence, Seigneur de Vie,

aujourd’hui plus que jamais, alors que se resserre

autour de moi et sur toute la planète

cet étau effroyable de la maladie et de la mort !

Viens me secourir, aide-moi à porter

ceux qui souffrent , comme ceux qui se battent contre elles.

Inspire-moi le courage et la détermination

pour supporter cette solitude que j’éprouve face à la mort,

pour trouver des gestes et des paroles d’encouragement

qui permettront à d’autres de se sentir moins seuls

et plus courageux. Amen

SALUTATION

Le Christ, Seigneur de Vie,

vous rejoint dans votre confinement, votre lieu de vie,

pour vous apporter une paix pleine d’espérance. Amen.

(C. Verrey , Foyer de Grenelle)

Louange (Muriel Menanteau et Sylvain Cuzent)

nissons notre Dieu, faisons retentir sa louange !

Il nous amène à la vie, et il ne nous a pas laissés vaciller sur nos jambes.
(à partir du Psaume 66.8,9)

Dès le matin, nous nous émerveillons d’être en vie, de retrouver après le sommeil, le fonctionnement si naturel et pourtant extraordinaire de notre corps : son mouvement, sa respiration…

Nous nous émerveillons de poser le regard sur nos proches,

Nous nous émerveillons d’entendre leur voix, de leur parler

Nous nous émerveillons d’être en santé

La reconnaissance gonfle les voiles de nos cœurs, tout notre être se tourne vers le Seigneur.

Dans ces temps, nous est rappelée de manière plus ou moins proche, directe ou indirecte notre fragilité. La crise sanitaire, les messages, la prévention mettent en avant la valeur cardinale de la vie. La vie, la santé seraient nos biens les plus précieux.

Pourtant, c’est plus que la vie biologique qui a été donnée à l’être humain. Dieu a partagé son souffle.

Le souffle de Dieu, son esprit, anime l’être humain. Celui qui a appelé Adam à la vie, a appelé Abraham à se mettre en route, a fait quitter une terre d’esclavage à un peuple opprimé. C’est encore ce souffle porté par la voix du Christ qui a fait avancer Pierre au cœur de la tempête, vers son Sauveur.

Alors, nous nous tournons vers le Seigneur, conscients de ce don qu’est la vie, reconnaissants le souffle de Dieu dans son appel à vivre, à vivre plus que la vie.

Béni soit le Seigneur pour son souffle qui nous met en route, pour son esprit qui affranchit de toute oppression, qui rend vaillant celui ou celle qui n’a plus d’espérance, qui invite à partager le pain même quand il paraît y en avoir trop peu, qui nous rassemble pour boire à la source de sa Parole.

Repentance et Grâce (Pierre Brenugat-Valpréda, Fraternité de Nantes)

Confession des péchés

Des fardeaux, des inactions des tentations auxquelles nous cédons, des poids bien pesants plus ou moins clairs, plus ou moins collectifs, plus ou moins individuels. Plus ou moins arrangeants et sous lesquels, nous nous cachons désorientés : une belle coquille lourde et dure ou se réfugier, se confiner, se recroqueviller immobiles pour attendre TES services au lieu d’être à TON service.

Ecoute le silence de nos cœurs, tristes de te trahir…

Pardon

Mais aussi quelle belle explication, comme elle est confortable cette coquille lourde et hermétique :

Coupable !!Coupable !!Coupable !! Forcément coupable !! Impardonnables ! Impuissants à nous libérer de cette coquille, impuissants à T’aimer complètement !

Mais au-delà de nous, de nos peurs, quelle que soit notre identité de genre, notre sexualité, notre couleur de peau, notre milieu social :

Je vous annonce et rappelle ce pardon, cette bénédiction de

L’Eternel qui s’approche, soulève notre coquille refuge, comme pour nous dire :

« Coupable ?????? Hum, peut-être ? Mais d’abord et librement : responsable !! Mais surtout aimé. Mais toujours pardonné »

Amen

Loi

Le Signe de Jonas (Raymond Pellicier, Miss Pop de Trappes)

Quel chemin prendre, quelle route suivre lorsqu’on est arrêté, confiné, que l’on ne peut plus bouger ni faire quoi que ce soit, que plus rien ne nous relie avec l’extérieur ? C’est peut-être la question que se posait Jonas dans le ventre de son poisson !

Je me demande si nous ne sommes pas souvent comme Jonas et je ne parle pas que du confinement. Si lorsque nous devons choisir un chemin entre, l’obéissance à une parole venant de Dieu et la compréhension que nous avons du monde qui nous entoure, nous ne choisissons pas parfois la fuite qui nous évite d’affronter cette contradiction.

Ne pas pardonner parce que l’autre nous a fait du tort, juger une personne parce qu’elle est du mauvais côté des frontières que tracent en nous notre culture, notre éducation, notre réflexion, nos engagements, notre expérience de vie.

Comme Jonas, parfois nous choisissons de suivre la route de nos convictions, de notre jugement, plutôt que d’affronter la remise en question de certaines de nos valeurs.

Et comme Jonas, sur cette route nous pouvons y risque notre vie spirituelle, sociale, familiale, physique jusqu’à parfois nous retrouver submergé, sans pouvoir faire autre chose que de crier à Dieu.

C’est au fond de cette impasse, dans le ventre d’un poisson, là ou plus aucune route n’existe que Jonas, dans le confinement le plus complet possible, va au travers d’une prière nous rappeler que Dieu est présent. Quels que soient nos chemins de vie il nous entend, quelles que soient nos trahisons il veut faire grâce, quelles que soient nos déchéances il est prêt à nous redonner l’espérance.

Face à cette grâce de Dieu, face peut-être aussi à la peur qu’il a eue, Jonas va obéir même si son jugement sur les Ninivites reste le même. Il n’est plus dans la fuite, mais dans l’obéissance. Sans forcément comprendre.

Mais ce n’est pas non plus ce que Dieu veut ! Bien sûr, il veut sauver les Ninivites et Jonas est son instrument pour cela. Mais Dieu ne veut pas d’un instrument qui soit un robot, qui obéit aveuglément. J’aime croire, que s’il a choisi Jonas, ce n’est pas pour ses talents d’orateurs, ni pour ses qualités de prophète, ou sa célébrité chez les Ninivites, mais en vertu d’une relation profonde entre Dieu et Jonas et qu’en faisant naître ce conflit entre l’obéissance aveugle et les convictions profondes il voulait éclairer sa vie, sa route, d’une manière nouvelle.

Ce n’est pas un hasard si le livre de Jonas se termine par une question sans réponse :

Et l’Eternel dit : Tu as pitié du ricin qui ne t’a coûté aucune peine et que tu n’as pas fait croître, qui est né dans une nuit et qui a péri dans une nuit. Et moi, je n’aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle se trouvent plus de cent vingt mille hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des animaux en grand nombre ?

Dieu ne trace pas les chemins de notre vie, il n’y a pas toujours des balises claires, des signes ou des miracles disant c’est par là qu’il faut aller, une loi à laquelle il suffirait d’obéir aveuglément pour être tranquille et heureux.

Le livre de Jonas nous rappelle que Dieu nous fait grâce, qu’il nous confie une mission, qu’il nous accompagne quelle que soit notre route. Mais il nous rappelle aussi, que seul Dieu est porteur du jugement.

Et si parfois nous sentons monter en nous ce désir d’être juge à la place de Dieu, juge de nos enfants, de la personne qui vit avec nous, de nos frères et sœurs, de ceux qui nous mettent en colère et dont nous n’apprécions pas le comportement, le livre de Jonas nous invite au lieu de nous laisser conduire par ce désir de juger, à nous poser une question : Quel est le regard que Dieu porte sur ces personnes, pas sur ce qu’elles ont fait ou dit, mais sur ce qu’elles sont ?

Alors peut-être notre chemin s’éclairera un peu, orienté par le signe de Jonas.

Lecture biblique et prédication – Christophe Verrey, pasteur du Foyer de Grenelle

Jean 20 v 15 à 29

15 Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ?

Qui cherches-tu ? Pensant que c’était le jardinier, elle lui dit :

Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et je le prendrai.

16 Jésus lui dit : Marie ! Elle se retourna et lui dit en hébreu :

Rabbouni, c’est-à-dire : Maître ! 17 Jésus lui dit : Ne me touche pas ;

car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va vers mes frères

et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père,

vers mon Dieu et votre Dieu.

18 Marie-Madeleine vint annoncer aux disciples

qu’elle avait vu le Seigneur, et qu’il lui avait dit ces choses.

19 Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine,

les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient fermées,

par la crainte qu’ils avaient des Juifs ;

Jésus vint, et debout au milieu d’eux, il leur dit : shalom !

20 Quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté.

Les disciples se réjouirent en voyant le Seigneur.

21 Jésus leur dit de nouveau : Que la paix soit avec vous !

Comme le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie.

22 Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : Recevez l’Esprit Saint.

23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés,

et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.

24 Thomas, appelé Didyme, l’un des douze,

n’était pas avec eux, lorsque Jésus vint.

25 Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur.

Mais il leur dit : Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,

si je ne mets mon doigt à la place des clous,

et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point.

26 Huit jours après,

les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées,

et debout au milieu d’eux, il leur dit : Que la paix soit avec vous !

27 Puis il dit à Thomas :

Avance ici ton doigt, regarde mes mains, avance aussi ta main

et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois !

28 Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu !

29 Jésus lui dit : Parce que tu m’as vu, tu as cru.

Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru !

PREDICATION

« Ne me touche pas » On ne vous a pas dit ça, dernièrement ? c’est une phrase que l’on entend souvent, pourtant … Nous sommes en effet confrontés à la même interdiction, mais pas pour les mêmes raisons. De plus, deux autres éléments d’actualité ont attiré mon attention : la confrontation à l’incroyable et l’enfermement.

« Ne me touche pas » … la distanciation sociale qu’impose Jésus à Marie-Madeleine dans cet évangile de Jean n’est ni une peur de la contamination, ni une tartufferie de religieux traditionaliste!

Elle traduit plutôt une distance spirituelle, entre le ressuscité et la femme toute charnelle qu’il a sans doute aimée.

Plus question donc de sensualité, d’intimité ni même de simple proximité : c’est la dernière heure, l’heure ultime pour se dire au revoir, avant la disparition de Jésus, sa « montée vers le Père ». Il n’y a plus assez de temps pour les au revoir.

Je ne sais si pour Marie-Madeleine c’est aussi frustrant que pour les proches des malades du Covid19, qui ne peuvent dire au revoir à la personne décédée ? Il me semble en tout cas que c’est le genre de phrase qui a dû la marquer, pour que son témoignage soit parvenu jusqu’à l’évangile. Ça sent le vécu, la blessure.

Jésus veut-il, par cette distance imposée, se garder pour sa mission, ce témoignage de sa résurrection, pendant 40 jours auprès de ses disciples, sans laisser la place à l’opposition de son amie, qui aimerait sans doute le garder encore un temps auprès de lui ? Ou traduit-elle carrément un changement de nature chez Jésus, plus tout-à-fait homme et déjà divin, tout auréolé de sa gloire de ressuscité, de vainqueur de la mort ? Ce que la tradition, friande de sensationnel comme les médias d’aujourd’hui, ou l’art, désireux de traduire en images l’inexprimable, ont retenu de lui ! Plutôt que de se livrer à des retrouvailles, à des embrassades de post-confinement, il envoie Marie-Madeleine vers ses frères, sans un baiser, pour simplement témoigner de l’avoir revu, sans l’avoir touché !

Confronté à l’incroyable, Thomas, le même soir, aura le même désir de le toucher : non pas pour se rapprocher de son ami, mais pour secourir son incrédulité, cette difficulté qu’il a à ne pas comprendre la résurrection. Jésus le lui dit bien : « ne sois pas incrédule, mais crois ! » Finalement, il ne le touchera pas. « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! » Thomas n’a pas touché, mais il a cru ! et pour moi en ce moment, ça met le doigt – passez-moi l’expression – sur la difficulté à croire ce qu’on ne peut ni voir, ni toucher.

Ça me renvoie à la difficulté qu’ont eu les pouvoirs publics de tous pays à concevoir l’inconcevable, à imaginer qu’un microbe, que ce tout-petit événement localisé, quelque part en Chine, allait avoir des conséquences mondiales ! « Un minuscule virus dans une ville ignorée de Chine a déclenché le bouleversement d’un monde i ». Aussi imprévu que la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986 ou que le Tsunami de 2004 ! En tout cas tout aussi inconcevable pour les disciples que la résurrection de Jésus. Pour eux, il a fallu l’évidence de la présence de Jésus au milieu d’eux. Pour les responsables politiques, il a fallu les statistiques, les chiffres, les images des médias pour prendre enfin la mesure de l’événement.

Une bonne semaine au moins, c’est le temps qu’il a fallu pour que les pouvoirs publics commencent à réagir ! Il avait bien fallu 8 jours aux disciples pour assimiler la nouvelle ! Lorsque Thomas leur pose la question, ils ne savent que dire : « nous avons vu le Seigneur… » sans grande conviction ! Comme nous l’a dit Louise Weiss au dernier culte : malgré le souffle de l’Esprit, ils ne parviennent pas à convaincre l’un des leurs, alors a fortiori comment feront-ils pour convaincre les autres ? Il leur faut des preuves, à eux aussi, et il leur faudra voir le ressuscité à plusieurs reprises avant de trouver le courage de l’annoncer enfin, urbi et orbi, à Jérusalem et au monde. Il faudra une ville entière contaminée pour que les médias daignent découvrir l’épidémie.

Comment en vouloir aux politiques, devant l’incroyable, devant un évènement qui appartenait à l’histoire, bien avant les progrès de la Médecine Moderne, une pandémie globale ? Aujourd’hui, avec les moyens de communication, il faudrait vraiment être totalement à l’écart de tout pour ne pas savoir que nous sommes en pleine pandémie mondiale de « Conarovirus ». Mais nous sommes aussi confrontés en direct aux polémiques entre épidémiologistes pour savoir comment en sortir. Que de polémiques ont eu lieu sur la résurrection ! Sur quoi s’appuyer pour croire l’incroyable, sinon sur la foi, sur la confiance faite à ces quelques hommes et femmes qui l’ont vu mourir puis revenir, puis monter vers le Père. Et maintenant la confiance en ces quelques lignes qui racontent ce qu’ils ont vécu et vu… « Heureux ceux qui n’ont pas vue et qui ont cru ! » Heureux de posséder en eux cette force d’espérance !

Et puis il y a l’enfermement … Celui de Jésus d’abord ! Après l’asphyxie sur la croix, sans secours, sans réa, ses 3 jours au tombeau, son passage dans le monde des morts, voilà ce qui l’a changé. Mais sans embaumement ! Sans les odeurs de la mort… plutôt un parfum d’herbe fraîche et de printemps, puisqu’elle le confond avec le jardinier… Le ressuscité est plein de vie, avec un petit quelque chose en plus…

Celui des disciples, ensuite, « les portes du lieu étaient fermées, par crainte ».

Dans cet enfermement, Jésus vient ! Oh, il n’apparaît pas, il ne manifeste pas bruyamment, il est là, c’est tout. Et le logo incarné, le Créateur de toute chose selon Jean, parle ! Il leur dit «  shalom » … Petit mot dérisoire, « salut c’est moi » ? Ou gros mot, lourd de sens : je vous apporte la plénitude de mon amour, de ma vie, de ma paix ? Le Shalom de Jésus, c’est avant tout la fin de l’enfermement pour les disciples, il faut dire même la Bonne Nouvelle de la fin de l’enfermement ! De l’enfermement du tombeau. Comme il avait dit à Lazare en un seul mot : « sors ! » – Et Lazare était revenu à la vie – Il leur dit « je vous envoie » ! Ce faisant, il les libère de leurs peurs et leur donne un nouvel élan.

Car c’est le salut qu’il leur annonce encore une fois, dans leurs incrédulités.

Il ne se contente pas d’un mot, d’ailleurs. L’évangéliste le précise : il leur souffle dessus ! Moins comme une tempête de vie que comme un doux silence… comme on souffle sur un liquide brûlant, Jésus apaise le cœur des disciples.

Ne vous l’avais-je pas dit ? Les portes étaient fermées à clé !

Deuxième enfermement, « par crainte » dont Jésus les libère, les délivre.

Je ne sais pas ce que nous ferons à la sortie du confinement, mais il serait bon que, pour ceux qui ont été guéris, on remercie le seigneur d’avoir permis la guérison, avec le supplément de vie accordée – qu’en faire alors ? N’allons-nous pas essayer de le vivre mieux, dans l’amour et la reconnaissance ? Et que pour ceux qui sont partis, l’on remercie le Seigneur d’avoir vaincu la mort même !

La résurrection, ce n’est pas un retour à la vie d’avant… mais une nouvelle vie qui commence (Louise Weiss nous l’a bien dit au culte du 19). Sera-t-elle réellement nouvelle, délivrée de nos craintes ? Saurons-nous imaginer une autre société, avoir le courage de changer nos habitudes comme nous venons d’être contraints de le faire ?

L’économie reprendra le dessus Les disciples ne resteront pas à l’arrêt, lorsque Pierre annoncera : « je vais à la pèche ! » (Jean 23 v 3) Mais Jésus interviendra encore, de manière symbolique avec une nouvelle pêche miraculeuse, pour leur dire : « n’avez-vous pas autre chose à faire ? N’oubliez pas votre mission, qui est d’annoncer au monde la Bonne Nouvelle de la Résurrection ! » Cette belle espérance de liberté, de vie et d’amour. C’est encore notre mission aujourd’hui. En offrant au monde une espérance, même dans ses enfermements. Amen

« Dans toutes nos détresses » (ARC 624 – ALL 47/03)

Intercession (Claire Nicolas, la Maison Ouverte)

LA PANDEMIE ET LE CONFINEMENT SUBIT PAR TOUS DANS LE MONDE TOUCHENT LES PLUS FRAGILES , LES VULNERABLES , ET NOUS IINVITE A REVOIR AUTREMENT NOTRE REGARD ET NOS MODE D’AIDE ET D’ACCOMPAGNEMENT

DANS QELQUES SEMAINES NOUS SERONS SORTIS DU CONFINEMENT ET SERONT APPELES A ANTICIPER , PENSER PARTICIPER ( peut êtRe!!!)A LA CONSTRUCTION DE CE QUI ATTENDU COMME ’UN MONDE NOUVEAU :UN MONDE qui sera orchestre dans la distance sociale, l’hygiènISME et le contrôle SECuRITAIRE pour mieux faire REfonctionner la croissance ;, le capitalisme est il vraiment prêt à disparaître ?

MERCI DE NOUS AIDER A OUVRIR NOS FRATERNITES A TOUS ET REFLECHIR E A COMMENT VIVRE ENSEMBLE DANS CE NOUVEAU MONDE DANS LE RESPECT DE NOS VALEURS ET PRINCIPES

MERCI DE NOUS AIDER NOUS A :

A GARDER UN ESPRIT CIITIQUE, dans le respect de la distance sociale qui ne doit pas nous faire perdre de vue de maintenir une proximité spirituelle

AIDE NOUS A ne pas NOUS LAISSER ILLUSIONNER PAR DES DISCOURS POLITIQUES NOUS PROMETTANT LE MEILLEUR DANS UNE SOCIETE de surveillance et TOUJOURS AUSSI PRODUCTIVISTE,NOUS iNVITANT A PLUS DE CONSOMMATION DESTRUCTRICE DE LA PLANETE pour soutenir les plus riches au détriment des plus pauvres

Merci de nous aider A METTRE EN OEUVRE LES TEMPS D’ECHANGE ET DE PARTAGE AVEC NOS USAGERS POUR LES AIDER A MIEUX VIVRE DANS E CE NOUVEAU MONDE

Merci de nous aider à rester VIGILANts aux cotes E DES PLUS FRAGILES ET dES VICTIMES à venirDE LA CRISE ECONOMIQUE ? CEUX QUI VONT PERDRE LEUR EMPLOI ET NOS AMIS QUI VONT ARRETER LE « TELE TRAVAILFORCE » ET QUI DEVRONT RETROUVER un collectif de travail destructuré pour mieux repondre aux exigences de la croissance

Merci de nous aider à RESTer VIGILANTS et à faire de nos activités de frat des espaces DE SOLIDARiTE ET de VEILLE Pour construire ensemble DES ESPACES DE PENSEE denoncant à LEXPLOITATION DE L’HOMME ;

Merci de nous aider à trouver LES PAROLES CONSOLATRICES POUR ACCOMPAGNER LES FAMILLES EN DEUIL,

AIDER LES ENFANTS A RETROUVERT LE GOUT D’APPRENDRE ET A RETROUVER LA CONFIANCE EN L’ECOLE.

Nous aider à ACCUEILLIR lES NOUVEAUX PAUVRES, ENCORE PLUS FRAGIL éS (LES SDF, SANS PAPIERS, LES REFUGIES, LES ROMS) QUI SORTIRONT DE CETTE « GUERRE » TRES DEMUNIS et REFUSONS qu’ils deviennent les ennemis à abattre au noM de la secUrité, de l’hygiène

AIDER NOUS A REAGIR ET organiser d’autres formes de soutien NE PLUS NOUS SATISFAIRE DE NOS APPLAUSDISSEMENTS DE 20H pour soutenir nos proches au front (soignants, commerçants, agent d’entretien . )

Envoi  Christophe Verrey

Que dans la méditation de la Parole,

que dans le dialogue intime de la prière confiante,

que dans les pensées et les attentions rejoignant les autres,

que dans le regard tourné vers le ciel qui donnera son soleil et sa pluie,

que dans la vigilance que nous aurons vis-à-vis

de celles et ceux qui seront confiné avec nous,

que dans le silence des confinements solitaires…

nous trouvions, seuls et ensemble,

la paix dont nous avons besoin,

la confiance qui nous doit porter jour après jours,

la lumière que nous attendons,

celle du matin de Pâques, de la Vie nouvelle inaugurée dans nos vies…Amen

d’après le Pasteur Olivier Filhol

+ bénédiction 

Que le Dieu de toute sollicitude nous accompagne

sur le chemin où nous allons

Que la bénédiction du Père, du Fils… et du Souffle Saint

nous enveloppe et nous garde, chacun et chacune,

dans la paix ! Amen.

Lyta Basset

« A toi la gloire »  (Michel et Pascale)

i Edgar Morin, le Monde en janvier 2020

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