Premier culte en ligne de la Miss Pop au temps du covid-19

Dimanche 29 mars, nous sommes réuni.e.s en ligne, de différentes Fraternités de la Mission populaire, mais aussi de paroisses de l’EPUdF, ou ami.e.s des un.e.s et des autres pour notre premier culte en ligne… Ni prouesse technique, ni spectacle bien rodé, avec ses hésitations et ses maladresses ce fut d’abord un moment de partage, né de nos vécus, confinés, mais en contact et en solidarité avec le monde qui lutte… comme toujours, plus que jamais à la Mission populaire…

Vous pouvez le voir en cliquant sur ce lien.

Ci-dessous, l’ensemble des textes :

Accueil et louange
Je vous souhaite la bienvenue. Nous sommes réuni·e·s pour mettre un temps à part, ensemble, avec Dieu. Ce matin, c’est un peu spécial, comme vous le savez. Nous testons pour la première fois l’idée d’un culte connecté. Plusieurs personnes vont intervenir pendant le déroulé du culte, c’est moi qui leur donnerai la parole, et nous aurons un temps de sainte cène où nous allons vivre quelque chose d’un peu particulier. Merci à vous, merci à toi, d’être là au rendez-vous que nous nous sommes fixés, au rendez-vous que Dieu nous a proposé.

Je demande à Olicier Brès de nous conduire dans la louange.

Normalement maintenant, dans la liturgie, dans le déroulement d’un culte protestant, c’est le temps de dire merci.

De dire merci à Dieu, de dire merci aux autres, pour ce qui nous est donné.

Difficile de dire merci à Dieu dans ce temps de pandémie.
Difficile de dire merci si nous avons l’idée d’un Dieu tout-puissant, responsable de tout.
Difficile de dire merci si nous avons l’image d’un Dieu qui surveille et punit

Difficile de dire merci aussi, si notre espoir c’est de faire appel à lui pour échapper au malheur qui frapperait les autres.

Oui, avant de lui dire merci, il faudra que nous sachions mieux distinguer les traits du visage de Dieu.

Maintenant,

Nous pouvons dire merci pour des femmes et des hommes qui vivent comme nous ce temps de pandémie.

Remercier celles et ceux qui, avec courage et avec précaution, continuent à soigner, à accueillir, à nourrir

Remercier celles et ceux qui, avec attention et avec régularité, prennent des nouvelles, maintiennent des liens, rassurent et soutiennent

Remercier celles et ceux qui nous permettent, qui permettent à chacun, (à moi) de tenir le coup dans le confinement et dans l’engagement.

Merci pour cette humanité qui se manifeste malgré tout, et qui fait vivre l’espoir en nous.

Chant : Quand on a que l’amour

Prière de repentance : Pierre-Olivier Dolino

… va nous guider dans la prière de repentance, après laquelle nous prendrons un temps de silence.

Nous ne voulons pas faire ici l’inventaire de toutes nos fautes ou manquements.

Nous voulons simplement regarder nos vies à travers ton regard et ta lumière.

Tu connais la dureté et la légèreté de nos cœurs.

En cette période de crise, l’angoisse nous fait perdre encore un peu plus nos moyens

Et nous doutons de toi, de nous et des autres.

Ne nous laisse pas entrer en résignation.

Au milieu du confinement, soit notre oxygène.

Ouvre pour nous des horizons de lumière.

Tu nous demandes de marcher droit et humblement avec toi.

Si nous trébuchons sur le pessimisme ou la peur :

Ne nous laisse pas nous recroqueviller sur nous-mêmes ;

Ne nous laisse pas gagner par le fatalisme du «  A quoi bon ? »

Inversement, si nous sommes fatigués ou découragés devant l’ampleur de la tâche :

Rappelle-nous que si le Sauveur du monde est mort sur la croix

ce n’est pas pour que nous nous sacrifions à notre tour !

Que chacun fasse ce que Dieu lui donne la force de faire !

Que notre colère ne se retourne pas contre nous ou les autres

mais qu’elle devienne le moteur du changement, de la conversion.

A la suite de ton fils, Jésus de Nazareth, venu partager avec nous ton espérance,

Aide-nous à tourner nos regards vers l’horizon de ton Royaume.

Que nous nous retroussions les manches avec tous ceux qui inventent et bricolent des solutions alternatives.

Convertis nos cœurs pour qu’à l’intérieur même de nos systèmes politiques et économiques,

nous soyons de plus en plus nombreux à devenir des artisans d’espérance et de justice.

Nous te le demandons au nom de ton fils, Jésus notre Christ et notre espérance.

Amen


Silence

Annonce du pardon de Dieu : Muriel Menanteau
Maintenant, écoutons … nous annoncer le pardon que Dieu nous donne.

« Au commencement était la Parole »… ainsi débute l’Evangile de Jean.

Et c’est aussi dans cet évangile, qu’il nous est dit que :

« La Parole est devenue un homme, et qu’il a habité parmi nous », plus précisément qu’il a planté sa tente parmi nous.

Nous croyons que Jésus-Christ est cette Parole devenue homme, qu’il est venu vivre avec et parmi nous.

Qu’il est venu nous rejoindre dans nos confinements,

Qu’il a partagé l’étroitesse et les fragilités de nos vies, jusqu’à la mort qui l’a arraché à ses proches : Marie, sa mère, sa famille biologique mais aussi toutes celles et tous ceux qu’il considérait de sa famille : ses amis, ses disciples.

Comme nous qui sommes confrontés à la précarité de la vie, à la séparation d’avec celles et ceux que nous aimons, à notre propre finitude.

Faisant nôtre cet autre passage de l’Evangile de Jean au chapitre 15, verset 9.

Jésus-Christ nous dit : Comme le Père m’aime, moi aussi je vous aime : demeurez dans mon amour.

Jésus-Christ élargit sa tente, il nous fait entrer dans l’amour du Père. Entrons confiants, sûrs d’être attendus, aimés. Laissons-nous accueillir et aimer tels que nous sommes.


Chant : chant d’amour

Loi : Christophe Verey
Je vous invite à entendre ce que Dieu nous demande. … peux-tu nous dire la loi stp?

Seigneur, tu me dis [par exemple : que tu ne m’en veux pas,

que ce n’est pas ma vie qui te mets en colère… selon termes de pardon]

Cette Parole me rend libre pour suivre ce que tu souhaites,

et tu ne me demande rien d’autre que de faire toute chose avec amour :

pour t’aimer et te respecter, toi le maître de nos destinées,

« de tout mon cœur, de tout mon âme, de toute ma volonté et de toute ma force »

Pour aimer tous mes frères et sœurs en humanité,

et faire pour eux ce que je souhaiterais que l’on fasse pour moi.

14.09 Cherchez d’abord

Prière avant la lecture de la Bible (Lionel)

Lectures bibliques (Lionel)
Michée 6.8-13

Prédication : Le chemin que Dieu nous indique (Lionel)

Depuis deux semaines, j’entends et je lis beaucoup d’appels à l’espérance. Et des gens tentent de répondre à ces appels. Courage, ce n’est qu’un mauvais moment à passer, tout va rentrer dans l’ordre. Et moi, là dedans, je n’y trouve que rarement mon compte. Ce que j’entends, le plus souvent, c’est un message important, certes, qui parle de l’amour de Dieu pour tous les êtres, de son pardon et de sa grâce. Ce message on ne le dira jamais assez souvent. Mais j’ai peur que le message de l’amour de Dieu en vienne à nous empêcher de dire ce qui ne va pas. J’ai peur qu’on passe à côté de quelque chose de très important. Je ne veux pas perdre de vue que l’Evangile ce n’est pas juste une question de relation entre moi et Dieu. Il est aussi question de relations entre moi et les autres. Il est question de responsabilité quant à ce que va devenir l’autre. Alors je ne suis pas très fan de la condamnation, loin s’en faut, et je crois dur comme fer à l’amour de Dieu pour nous, collectivement et individuellement. Seulement, je crois aussi qu’il nous appelle à être plus responsables du sort des gens que nous croisons, et que Dieu n’est pas du tout indifférent à la manière dont je regarde mon frère ou ma sœur. Je sais qu’il ne me condamne pas quand je ne pense qu’à moi, mais je sais aussi que rendre quelqu’un malheureux rend Dieu malheureux, comme un parent souffre quand ses enfants souffrent. J’ai peur qu’on ne retienne rien de ce que nous traversons aujourd’hui, parce que les discours ambiants me semblent déresponsabiliser de plus en plus les auteurs de cette crise. Ma prédication d’aujourd’hui est une mise en garde, un appel à ne pas sombrer dans une espérance à bon marché, qui nous affranchirait de la vigilance nécessaire. Alors voilà, à la lecture du texte de Michée, on pourrait se dire : mais où est l’espérance ? Et j’espère vous faire entendre que l’espérance est en vous. En nous.

Michée est un prophète qui a vécu au 8è siècle avant Jésus-Christ. Alors attention, un prophète ce n’est pas quelqu’un qui prédit l’avenir, à la manière de Nostradamus. Non, un prophète, c’est quelqu’un qui avertit : “si vous continuez à agir injustement comme vous le faites, il va vous arriver des bricoles”. Et c’est par exemple l’invasion de l’empire assyrien ou encore l’empire de Babylone. Non seulement le prophète dénonce les injustices, mais en plus il a un regard éclairé sur la situation. Il dit parfois qu’il vaudrait mieux faire alliance avec tel ou tel pays. Bref, le prophète biblique a un regard politique sur la situation que vit son peuple. Il ne prend pas forcément parti, au sens idéologique du terme, c’est simplement qu’il regarde ce qui – dans l’instant présent – est le mieux pour le peuple. Il est le visionnaire du bien commun.

Michée a parlé aux chefs politiques de Jérusalem (alors capitale du royaume de Juda) et de Samarie (alors capitale du royaume d’Israël) en leur disant que leurs mauvais comportements allaient attirer le malheur sur eux. Dans le texte que nous venons de lire, le prophète annonce que Dieu n’aime pas quand les riches profitent des pauvres. Il dit que puisque ces gens commettent la fraude, qu’ils ne respectent pas la justice sociale, alors Dieu va les punir.

Dieu punit-il les méchants ? Dieu punit-il toujours ceux qui font le mal ? Si on lit nos textes sans prendre de recul, en considérant que le prophète annonce ce qui va se passer, on pourrait presque y croire. On pourrait se dire : « puisque le prophète a parlé et que c’est arrivé, alors il doit avoir raison : Dieu a puni ». Mais en vrai, ça ne se passe pas comme ça. En vrai, une catastrophe arrive (ici, l’oppression assyrienne), et un personnage réfléchit à ce qui s’est passé, et tente de donner du sens à ces événements en racontant les choses à sa manière. Là, Michée a trouvé que c’était le moment de parler du mauvais comportement des gens qui étaient au pouvoir, disant que c’est de leur faute si le peuple subit les assauts de l’empire assyrien. Donc, pour Michée, Dieu envoie une punition aux gens qui se sont mal comportés. Aujourd’hui ce n’est plus comme ça que nous percevons le monde. Nous comprenons mal pourquoi, si Dieu punit les pécheurs, le peuple se retrouve opprimé. Il serait plus juste, nous semble-t-il, de voir les coupables payer, et eux seuls. Mais Michée veut ici nous montrer que lorsque nous avons des responsabilités politiques, les conséquences de nos actes ont un fort retentissement dans la vie des gens qui vivent dans la même communauté humaine que nous. Donc si la souffrance du peuple nous semble injuste, néanmoins la visée pédagogique du prophète est d’éveiller la conscience des autorités de manière à ce qu’elle se ressaisissent et qu’elles changent de comportement. Si le peuple souffre c’est de votre faute, dit il. Et c’est vrai que le groupe souffre à chaque fois que ses responsables font le mal.

Aujourd’hui, dans notre conception de Dieu, marquée par la vie, la mort et la résurrection de Jésus-Christ, nous mettons l’accent sur l’amour inconditionnel de Dieu pour chaque personne. Tout le monde a un même accès à Dieu, parce qu’il nous aime, tout simplement. Nous l’avons dit tout-à-l’heure : quoi que nous fassions, quoi que nous ne fassions pas, nous sommes au bénéfice de sa grâce. Cependant, nous mettons aussi l’accent sur la responsabilité individuelle et collective, parce que nos actes ont des conséquences. Nous savons que nos mauvais comportements vont nous coûter cher. Nous savons par exemple que nos achats favorisent la pollution du monde. Nous savons aussi que lorsqu’un pays sacrifie son système de santé, en gérant l’État comme on gère une entreprise, lorsqu’un pays met l’argent au centre de son projet de société, reléguant l’être humain à la deuxième voire à la troisième place, il y a des conséquences néfastes. Ce n’est pas à mon sens une punition divine, mais c’est les conséquences de nos choix collectifs.

Aujourd’hui, ce que nous vivons n’est pas le fruit du hasard. Je ne peux pas m’empêcher de me dire que le virus contre lequel nous luttons est le fruit de nos déséquilibres écologiques. Les échanges économiques mondialisés l’ont fait migrer partout. Mais surtout, nous avons démantelé le système de santé français. Nous réduisons le personnel hospitalier, nous l’épuisons en lui faisant faire des heures sup’ impossibles à absorber, nous réduisons les budgets, nous supprimons des lits et nous ne renouvelons pas le matériel médical nécessaire. Parce que la santé doit être rentable, nous dit-on. Comme si soigner des gens c’était comme fabriquer des bagnoles. C’est pourquoi les hôpitaux n’ont pas assez de respirateurs et que nos soignant·e·s n’ont pas assez de masques… par exemple. Nos choix ont des conséquences, et ce n’est pas drôle. Et ce sont toujours les plus petits qui souffrent de ces choix. Essayez de vous faire soigner quand vous avez une maladie chronique. Qu’un problème de défenses immunitaires met votre vie en péril pour un rien. On vous dit, à cause de ce virus, que vous n’êtes pas prioritaire. Parce qu’il n’y a pas de place pour vous.

Ce n’est pas Dieu qui nous envoie ces fléaux, en revanche il nous alerte – et nous sommes envoyés pour alerter, nous aussi – sur le fait que si nous continuons à mal nous comporter, nous aurons à en payer le prix. Quoi qu’il en coûte, ça veut dire “payer le prix”. Alors dans les temps qui viennent, méditons sur l’exigence qui nous est faite de produire plus de justice sociale. De ne pas exploiter les gens qui sont déjà suffisamment malheureux. De ne pas profiter de leur faiblesse, mais aussi de chercher, pour eux, à ce que notre société soit plus équitable, plus productrice de bien commun, plus attentive aux situations sociales. Au lieu de tout donner à l’argent et à la production de l’argent, donnons collectivement la priorité aux êtres humains, améliorons les conditions de notre séjour sur terre, pour que nos vies produisent moins de souffrance. Cherchez d’abord le royaume de Dieu. Et sa justice. Michée 6.8 : On t’a enseigné ce qui est bien,ce que le Seigneur exige de tout être humain :il demande seulementque tu respectes les droits des autres,que tu aimes agir avec bontéet que tu suives avec humilitéle chemin que lui, ton Dieu, t’indique. Elle est là, précisément, notre espérance pour aujourd’hui. Quand nous sortirons du confinement, ne perdons pas de vue les erreurs que nous avons faites. Rétablissons nos priorités. Battons-nous pour que l’humain soit au centre de notre société. Pour reprendre les termes de Dorothy Day, fondatrice du mouvement américain des Catholic Workers, “nous devons mettre en place une société où il sera plus simple pour les gens d’être bons”. Réfléchissons-y dès maintenant, mettons nous au travail, au nom de notre amour pour Dieu, et au nom de notre amour pour ces prochains et ces prochaines qui vivent tout près de nous.

Amen.


chant : violon

Sainte Cène : Lionel en bleu / Stéphane en jaune

Introduction
Nous allons partager le repas du Seigneur. Normalement, nous avons, chacun·e de notre côté, préparé le nécessaire pour prendre la cène ensemble. D’habitude, nous sommes très attaché·e·s aux symboles. Nous aimons en général fractionner un même pain, boire à une même coupe, parce que le symbole parle très fort de quelque chose qui nous dépasse. Aujourd’hui, la situation nous oblige à vivre autrement la symbolique de la cène. Je vous propose de voir, ou d’imaginer, la diversité présente ici en ligne. Non seulement nous sommes différents, mais nos pains sont différents. Les liquides que nous avons préparé sont différents, eux aussi. Aussi bien certains ou certaines d’entre vous ont mis dans leur verre autre chose que du fruit de la vigne. Parce qu’il n’est pas toujours facile, en ce moment, de sortir de chez soi. Mais le symbole, que nous allons manifester, c’est que dans cette diversité qui est la notre, nous allons ensemble et en même temps prendre la cène, pour nous rappeler le dernier repas de Jésus-Christ. Nous mangerons en même temps, puis nous boirons en même temps. L’aspect physique, matériel, ne va pas nous empêcher d’être en communion, parce que c’est par le Saint-Esprit que la communion se fait. Et ainsi nous seront en communion avec tous les saints et toutes les saintes de la terre entière, et de tous les temps. Les personnes ne désirent pas communier sont tout-à-fait libres de s’abstenir. Mais svp, soyez avec nous dans une attitude de prière.

Nous prions :
Dieu plus grand que notre cœur, Dieu au-dessus de nos pensées, il est juste et bon de te remercier en tous lieux où se lèvent des femmes et des hommes pour marcher dans le droit, la justice et l’amour, pour tendre à autrui une main amicale, pour briser les barrières des haines et des méfiances qui durent depuis trop longtemps. Père/Mère de toute l’humanité, rassemble nos vies et rassemble ton peuple, à l’heure où nos voix s’unissent pour proclamer ta gloire, au moment où nous nous apprêtons à prendre la cène.
Amen.

INSTITUTION
Nous lisons le récit de l’institution de la cène, dans l’Évangile selon Matthieu, chapitre 26, versets 26 à 29.
Le soir venu, Jésus se mit à table avec les douze disciples.
Pendant le repas, il prit du pain et après avoir rendu grâce, il le rompit et le leur donna en disant :
« Prenez, mangez, c’est mon corps ».
Ayant aussi pris la coupe et rendu grâces, il la leur donna en disant :
« Buvez-en tous, c’est mon sang, le sang de l’alliance qui est répandu pour une multitude, pour le pardon des péchés. Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le Royaume de mon Père ».

PRIERE ET NOTRE PERE
Nous prions.
Père, dans ce culte un peu spécial, nous faisons mémoire des paroles et des gestes de Jésus-Christ, de sa mort, de sa résurrection, et nous attendons son retour. Ravive en nous le Saint-Esprit pour que nous les recevions comme les signes dont notre foi a besoin pour discerner la présence de Jésus-Christ au cœur de nos vies. Nous sommes avides de posséder, de conquérir, de consommer, mais la vraie vie consiste à t’appartenir, à être vaincu·e·s par ton amour, à nous déposséder pour mieux servir et pour mieux donner. Par ce repas, fais-nous renaître à l’image de celui qui s’est donné lui-même pour nous.
En lui, nous te disons ensemble :
Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ;
pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du mal,
car c’est à toi qu’appartiennent
le règne, la puissance et la gloire, aux siècles des siècles.
Amen.

FRACTION (élevons le pain ensemble)
Le pain que nous élevons est communion au corps de notre Seigneur Jésus-Christ, qui a été donné pour nous.

ELEVATION (en présentant le verre)
Le fruit de la vigne pour lequel nous rendons grâces est communion à la vie de notre Seigneur Jésus-Christ, qui a été donnée pour la multitude.

INVITATION
C’est le Seigneur qui nous invite à partager ces éléments. En signe de communion, à mon signal, nous prendrons ensemble le pain, et après, à mon signal, nous prendrons ensemble le vin.
Heureuses les personnes invitées au repas du Seigneur !

COMMUNION

PRIERE
Nous prions.
Que ce repas, Seigneur, nous donne un nouveau regard sur le monde.
Après avoir partagé la cène, nous voulons te rendre grâce, en ayant un regard nouveau sur nos frères et nos sœurs, particulièrement sur celles et ceux qui souffrent ;
Nous voulons que ce regard nouveau soit semblable à ton regard bienveillant.
Alors, à la lumière de l’Esprit, nous partagerons nos joies comme nos peines, nos projets et nos luttes, pour hâter la venue de ton règne.
Amen.

62.79 Rendons gloire à Dieu notre Père

Annonces et nouvelles

Intercession : Véronique Mégnin
Joignons-nous à … pour la prière d’intercession.

Seigneur, toi qui nous demande de respecter les droits des autres, d’aimer, d’agir avec bonté et de suivre avec soin le chemin que Dieu nous indique, aide nous dans les épreuves que nous traversons à nous appliquer à être des femmes et des hommes qui chaque jour s’engagent sur le chemin où tu nous conduis.

Seigneur aide nous à être auprès de ceux qui ont soif de justice afin que leurs droits soient reconnus, de ceux qui isolés n’attendent qu’un peu d’amour de leurs prochains, de ceux qui ne demandent qu’à agir pour que ta bonté se répande pour tous.

Seigneur nous te confions pour tous les proches, les familles, les amis de nos fraternités qui sont frappés par la maladie : Pour les malades et leurs familles, pour ceux qui sont dans la douleur, dans l’attente, dans le doute, dans la peine, pour ceux qui ont perdu un être cher.

Nous te prions Seigneur, pour ceux qui travaillent aux services des malades : agents de services hospitaliers, ambulanciers, aides soignants, infirmiers, médecins, chercheurs, pompiers, bénévoles et tous ceux qui assurent la logistique.

Seigneur nous voulons aussi te confier tous ceux qui malgré cette crise qui frappe la terre entière, permettent que nous puissions nous nourrir, nous loger, communiquer, prier et partager.

Nous te prions pour les bénévoles et les salariés des associations qui accompagnent tous ceux qui sont isolées, désemparés ou oubliés. Vient leurs en aide et renouvelle leurs forces, pour que chaque jour, ils puissent inventer de nouvelles façons d’être en contacts, d’assurer le suivi et la survie de tous ceux qui demeurent à la marge ou qui sont déjà sur le bas côté.

Nous te prions Seigneur pour toutes les femmes et tous les hommes qui travaillent à te servir. Pour que chacun d’eux trouve sa place et accomplisse sa mission en faisant fructifier les dons que tu lui as accordés.

Nous te prions Seigneur, pour ton église universelle, pour l’unité des chrétiens, pour toutes nos paroisses, pour toutes nos fraternités.

Seigneur entend les prières que nous t’adressons pour toutes nos sœurs et tous nos frères de par le monde, que chacun d’entre eux puisse être traité avec équité, dignité et respect.


Parole d’envoi et de bénédiction : Lionel Thébaud


Nous allons reprendre notre route, nos travaux, nos projets.
Puissions-nous rester attentifs et attentives à ces paroles que Dieu nous adresse par le biais
d’événements ou de rencontres, même virtuelles, qui jalonnent nos journées.
Puissions-nous aussi devenir pour d’autres ces prophètes, ces porte-paroles, ces témoins que Dieu
suscite pour que la vie sur cette terre soit un peu plus humaine.
Que le Seigneur bénisse vos initiatives en faveur de la solidarité, de la paix et de la justice. Qu’il
vous permette de sentir son amour pour vous et pour toutes les personnes que vous croiserez. Que
votre confiance en lui soit le fondement de votre action dans le monde. Amen !

Chant : Parler