Re lire les textes et revoir en vidéo le culte en ligne de la Mission populaire du dimanche 5 avril

Bonjour

Retrouvez ici le culte du dimanche 5 avril, partagé sur zoom. Prédication et présidence assurée par Véronique Mégnin, équipière de la Frat’aire du Pays de Montbéliard.

Culte Mission populaire des rameaux du dimanche 5 avril 2020

Prédication de véronique MEGNIN directrice équipière Frat’Aire Pays de Montbéliard

Accueil et prière d’introduction ( véronique MEGNIN)

Bienvenue à tous pour ce deuxième culte de la Mission Populaire à distance.

Voici venu ce temps de rencontre, d’échange qui nous réunit qui que nous soyons, où que nous soyons, malgré la distance kilométrique et celle imposée par le confinement. Nous voici Seigneur rassemblés à travers nos téléphones et nos ordinateurs, mais rassemblés pour partager ta Parole. Que nous demeurions à Paris, Marseille, Nantes, St-Nazaire, Trappes, La Rochelle, Lyon, Montbéliard ou à Bordeaux, Grenoble, Strasbourg ou ailleurs, nous voici rassemblés Seigneur avec toi qui nous donne sa paix.

Que ce temps de partage de ta Parole, soit une pause dans nos quotidiens de confinés, d’isolés ou pour certains d’actifs surexposés. Que ce temps de dialogue avec celui qui est, qui était et qui vient, ouvre nos esprits.

Louange (Christophe Brénugat-Valpreda)

Réjouissons-nous ! La terre entière, ses habitants, toute la création entre dans nos logements. Réjouissons-nous l’Eternel notre Dieu s’invite chez-nous !

Non seulement dans cette heure mise à part dans nos vies, mais chaque jour en ces temps où nous restons beaucoup enfermés !

Réjouissons-nous : des outils nous sont donnés pour rejoindre les autres et nous connaitre différemment.

Réjouissons-nous : il est des portes que nous pouvons ouvrir, des portes que nous garderons ouvertes.

Ecoutons le psalmiste :

PSAUME 24

01 Au Seigneur, le monde et sa richesse, la terre et tous ses habitants !

02 C’est lui qui l’a fondée sur les mers et la garde inébranlable sur les flots.

03 Qui peut gravir la montagne du Seigneur et se tenir dans le lieu saint ?

04 L’homme au cœur pur, aux mains innocentes, qui ne livre pas son âme aux idoles (et ne dit pas de faux serments).

05 Il obtient, du Seigneur, la bénédiction, et de Dieu son Sauveur, la justice.

06 Voici le peuple de ceux qui le cherchent ! Voici Jacob qui recherche ta face !

07 Portes, levez vos frontons, élevez-vous, portes éternelles : qu’il entre, le roi de gloire !

08 Qui est ce roi de gloire ? C’est le Seigneur, le fort, le vaillant, le Seigneur, le vaillant des combats.

09 Portes, levez vos frontons, levez-les, portes éternelles : qu’il entre, le roi de gloire !

10 Qui donc est ce roi de gloire ? C’est le Seigneur, Dieu de l’univers ; c’est lui, le roi de gloire

.

Alors… quelles sont les portes qu’il nous faut ouvrir, aujourd’hui comme dans ce temps de déportation à Babylone ? Les portes d’une ville ou celles d’un Temple de Jérusalem ? Les portes de nos maisons en ces jours de confinement ? ou les portes de nos ordinateurs ou téléphones ? Les portes de notre cœur ?

Et… qui allons-nous laisser entrer ? Qui est Roi ou Reine de Gloire ? Et si c’était chacun de nous pour chacun de nous, et tous les autres, ceux de nos Frats et ceux d’ailleurs ? Parce que l’Eternel notre Dieu n’a d’autre visage que celui de sa création façonnée à son image. Réjouissons-nous et entrons : les portes sont ouvertes !

Amen

Prière de repentance (Olivier Brès)

C’est maintenant le moment de la prière de repentance,

Ce serait le moment, d’habitude,

de reconnaitre ses insuffisances,

de « confesser » ses manquements,

son incapacité à être conforme à ce que Dieu, sans doute, attend de nous,

à ce que nous devrions être pour les autres.

Ce serait ce moment-là.

Mais dans la situation que nous connaissons, avec notre inquiétude, notre stress, nos deuils parfois, avec nos peurs et nos engagements tellement lourds,

dans cette situation,

je n’ai pas envie,

nous n’avons pas envie,

de battre notre coulpe,

de rajouter de la culpabilité à notre fatigue,

de nous mettre encore une charge sur le dos.

À ce moment-là du culte,

Aujourd’hui,

Nous voulons seulement

avouer notre faiblesse,

reconnaitre nos limites,

C’est tout.
……..

Annonce de la grâce (Olivier Brès)

Alors que dit l’Évangile ?

Dans l’Évangile de Matthieu, il nous est rapporté :

« En ce temps-là, Jésus déclara :

[..] Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués de porter un lourd fardeau, et je vous donnerai le repos ».

Jésus promet le repos à celles et ceux qui culpabilisent,

qui croient ne pas en faire assez,

ne pas être assez bien,

A celles et ceux que les autres jugent peut-être et en tout cas qui se jugent eux-mêmes,

Jésus nous offre le repos.

Il nous accepte tels que nous sommes,

pour que nous nous acceptions tels que nous sommes.
Alors nous pourrons nous relever et marcher dans ses pas, les pas du crucifié vivant parmi nous.

Ainsi soit-il.

Lecture dans l’Evangile de Matthieu 21 1-11

Lorsqu’ils approchèrent de Jérusalem et qu’ils furent arrivés à Bethphagé, vers le mont des Oliviers, Jésus envoya deux disciples

2 en leur disant: «Allez au village qui est devant vous; vous y trouverez tout de suite une ânesse attachée et un ânon avec elle; détachez-les et amenez-les-moi.

3 Si quelqu’un vous dit quelque chose, vous répondrez: ‘Le Seigneur en a besoin.’ Et à l’instant il les laissera aller.»
4 Or [tout] ceci arriva afin que s’accomplisse ce que le prophète avait annoncé:
5 Dites à la fille de Sion: ‘Voici ton roi qui vient à toi, plein de douceur et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse.’
6 Les disciples allèrent faire ce que Jésus leur avait ordonné.

7 Ils amenèrent l’ânesse et l’ânon, mirent leurs vêtements sur eux, et Jésus s’assit dessus.

8 Une grande foule de gens étendirent leurs vêtements sur le chemin; d’autres coupèrent des branches aux arbres et en jonchèrent la route.
9 Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient: «Hosanna au Fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! Hosanna dans les lieux très hauts!»
10 Lorsqu’il entra dans Jérusalem, toute la ville fut troublée. On disait: «Qui est cet homme?»
11 La foule répondait: «C’est Jésus, le prophète de Nazareth en Galilée.»

Seigneur sanctifie-nous par ta vérité, ta parole est la vérité.

Prédication :

Aujourd’hui nous fêtons les Rameaux.

Tous les évangiles racontent cette entrée triomphante de Jésus dans Jérusalem, l’entrée de celui annoncé par les prophètes. C’est dire l’importance que les évangélistes y ont accordé.

Et pourtant ce n’est que le début de la semaine Sainte qui va se terminer par la crucifixion, la mort et la résurrection du Christ, autres événements autrement plus importants que cette entrée à Jérusalem.

Mais cet épisode est incontournable car déjà, il nous fait entrevoir l’incompréhension de la mission de Jésus et ce malentendu va commencer à s’installer dans cette foule venue acclamer un roi triomphant, un sauveur libérateur du peuple qui est sous gouvernance de l’empire romain.

Pourtant ce jour là, la foule qui a précédée Jésus et tous ceux qui les suivre sont en liesse. Certains disposent leurs vêtements, d’autres des rameaux ou des palmes sur son chemin comme pour dérouler lui dérouler un tapis rouge.

Et le voici ce roi qui arrive ! Ce nommé Jésus…qui entre dans la grande Jérusalem … monté sur âne.

Jésus est monté sur un âne ? L’âne la bête de somme, l’animal paisible, la monture des humbles. Pourquoi n’est-il pas monté sur un cheval de combat comme ceux que montent les rois en principe, puisqu’il est bien le roi n’est-ce pas ?

C’est bien sur un âne, que Jésus fait son entrée. Enfin, même un ânon pour être plus exact, le petit d’une ânesse que personne n’a encore jamais monté.

Oui ! Un âne ! Selon ce qu’annonçait le prophète Zacharie : Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse.

Oui ! Peut être ! Mais un âne tout de même… ça n’a pas le même panache qu’un cheval tirant un char de guerre, conduit par un roi triomphant.

Il arrive enfin ce roi sauveur et dans la foule présente dans cette grande ville qu’est Jérusalem, certains attendent un roi guerrier libérateur, celui qui vient pour en découdre avec l’envahisseur romain, celui qui vient rétablir un vrai royaume en Israël, indépendant et souverain.

La foule attend un digne descendant du roi David, un roi fort et puissant, un guerrier courageux qui redonnera à Israël sa grandeur d’antan. C’est bien pourquoi dans les acclamations retentissent des « il est le fils du grand roi David »

Oui ! C’est bien un sauveur qu’attend la foule. Et voilà que celui qui vient ce jour là sur un âne est dit-on bien celui annoncé par les prophètes. Alors oui, il est acclamé avec des cris de joie : Hosanna ! Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Béni soit le descendant du roi David !

Jésus est le sauveur, il est bien celui qui vient au nom du Seigneur, celui annoncé par les prophètes, il est bien celui grâce à qui nos vies vont être changées à jamais. Mais peut être pas au sens dont le comprend à cet instant la foule qui l’acclame.

Cette foule va vite déchanter. Jésus ne vient pas faire putsch militaire, il n’arrive pas avec une armée prête à en découdre. Il ne remet pas plus que ça en cause la légitimité du gouverneur romain, il dira même « rendez à César ce qui appartient à César », il ne vient pas renverser Hérode le roi d’Israël en place qui collabore avec l’envahisseur romain.

Finalement cette foule ne va pas tarder à s’interroger, est-ce vraiment lui le roi tant attendu ?

Comment pourra t-il nous sauver ? Est-ce vraiment un roi ? C’est peut-être juste un prophète de plus venu annoncer la venue du roi sauveur qu’on attend toujours.

Pourtant c’est bien lui, il est le messie, mais le royaume de Christ n’est pas de ce monde. Il vient pour que s’accomplisse le royaume de Dieu. Il vient pour nous sauver tous, pour racheter nos fautes, pour nous délivrer et nous faire accéder à la vie éternelle dans le royaume du père.

Mais cela les hommes sont incapables de le comprendre, même si Jésus à tant fait pour essayer de leurs ouvrir les yeux. Même ses disciples ne le savent pas vraiment.

Et nous, sommes nous capables de comprendre ?

Nos yeux sont-ils ouverts pour voir la royauté du Christ ?

Nos oreilles sont-elles ouvertes pour entendre la Parole ?

Nos cœurs sont-il prêt à le recevoir la grâce de Dieu, sans plus douter.

Il faut bien se l’avouer, le plus souvent, comme tous ceux là même qui se disent croyants, nous attendons le Dieu qui sauve, quand nous en avons besoin, le Dieu qui guérit, à notre demande. On entend souvent dire en ce moment de crise : « Si Dieu existe qu’il nous vienne en aide ». C’est certain, plus que jamais la violence du quotidien exacerbe nos peurs multiples : peur de la maladie, de la guerre, de la crise économique, du dérèglement climatique, de la catastrophe écologique, du terrorisme. Alors que reste-il de notre foi à préparer la venue du royaume de Dieu.

L’entrée du Christ à Jérusalem est là pour nous rappeler qu’il ne suffit pas de l’accueillir dans nos vie avec des cris de joie et aussitôt douter, voir se détourner de lui ou pire de lui reprocher nos infortunes, nos malheurs comme si c’était lui qui en était la cause. Il est trop facile de renoncer à croire parce que la souffrance endurée est plus forte que la confiance que nous pouvons lui accorder.

Mais voilà, nous ici, aujourd’hui, nous avons un pas d’avance sur la foule qui acclame Jésus en ce jour des Rameaux. Oui, parce que nous, nous savons la passion, nous savons la mort et la résurrection , nous savons que les portes du royaume nous sont ouvertes par lui, le Roi, le Sauveur, le Fils envoyer par Dieu pour nous sauver de la mort et nous donner la vie éternelle.

Alors oui, nous avons cet avantage de connaitre la Parole, à nous de savoir dire à tous que le royaume de Dieu, ce n’est pas que pour après et que c’est bien ici et maintenant que nous en traçons ensemble le chemin au côté du Christ, en étant avec ceux qui ont besoin d’entende l’espérance qu’il nous apporte.

Alors ! Acclamons-le, comme le fait la foule lorsqu’il entre à Jérusalem, car il est celui qui est, qui était et qui vient. Laissons-le entrer dans nos vies.

En cette fête des rameaux laissons Christ remettre en questionnement notre foi, y compris là où sa royauté semble mise en doute, et y compris là où notre prière nous semble parfois inutile, y compris là où nous n’attendons même plus ni guérisons, ni miracle.

Ce roi humble, monté sur un âne est ce roi à notre portée à tous. Il est celui annoncé par les prophètes. Il est celui qui vient marcher à nos côtés chaque jour de notre vie. Il est celui qui nous soutient dans l’épreuve, celui qui nous porte lorsque nous sommes trop fatigués et chargés et que le doute nous envahi. Il est celui qui est entré dans notre vie, il est présent, vivant à jamais et c’est lui qui nous ouvre les portes du royaume du Père pour l’éternité.

Amen !

INTERCESSION en TEMPS de CONFINEMENT (Christophe Verrey)

Ô Abba, Père, toi qui tiens notre destin entre tes mains,

en ces temps difficiles, si chargés en émotions,

quand ce qui est en train de se passer semble irréaliste, absurde,

je suis forcé d’accepter ta présence autour de moi.
J’accueille le silence que tu es en train de créer

et qui me permet de me mettre à l’écoute.
J’accueille la fermeture des magasins que tu as provoquée

pour me libérer du consumérisme effréné et des biens matériels.
J’accueille la fermeture des restaurants

pour apprendre à rechercher la nourriture de l’âme.
J’accueille l’isolement où tu me plonges pour rentrer dans un dialogue amoureux avec une présence bien plus belle que la tienne.
J’accueille les restrictions de mouvement pour me focaliser sur l’essentiel.
J’accepte même, non sans réticences, ma vulnérabilité

et la maladie que tu répands si naturellement

pour me rappeler du don de la santé que j’ai si souvent pris pour acquis,

et me rappeler que tu nous a créés fragile et mortel.

Je n’oublie pas de prier !

Au contraire, je prie sans cesse,

au plus profond de mon cœur et de mon âme.
Oui, je prie en silence.
Je prie pour les malades, pour les familles des malades

et pour les personnes fragiles ou exposées.
Je prie pour les personnes très angoissées pour qui l’avenir semble si incertain

et je n’oublie pas les plus démunis :

familles entières ou personnes seules,

celles que nous pouvons aider dans nos fraternités,

mais aussi toutes les autres, migrants et sans-abris ;

celles qui n’osent pas demander ou qui ne comprennent pas ce qui se passe.
Je prie aussi pour les commerçants, les artisans, ceux qui ont dû fermer boutique et ceux qui devront faire des choix difficiles.

Je n’oublie pas le corps hospitalier, les policiers et les pompiers, je les remercie pour leur professionnalisme, leur dévouement et leur profonde humanité.

Je remercie tous ceux qui travaillent d’arrache-pied pour faire en sorte que notre pays fonctionne pour que nous ayons tous la chance d’être soignés, nourris et protégés. 

Pour que nos rues soient nettoyées et nos poubelles vidées, les transports assurés.
Et je pense à tous les parents qui doivent concilier vie professionnelle et vie familiale

surtout s’ils vivent dans de petits espaces,

je leur souhaite de retrouver une vie familiale tendre et attentionnée.
Je n’oublie pas que ce temps de confinement

me permet de me rapprocher de Toi Seigneur.
Et au milieu de la tourmente, je n’oublie pas l’essentiel : GARDER ESPOIR !  

NOTRE PERE…

Envoi-bénédiction (Véronique Mégnin)

Que la bienveillance et la bonté de Dieu notre père, la paix et l’amour offert à tous les hommes par son fils Jésus Christ, et la lumière de l’Esprit Saint éclairent vos vies aujourd’hui et chaque jour pour vous conduire sur le chemin qui mène au Père.

Allez dans la paix du Seigneur ! Amen

Nous vous souhaitons un bon dimanche à tous. Nous espérons que cette communion fraternelle pendant laquelle nous avons ouvert un peu nos horizons confinés pour partager la Parole, soit une parenthèse salutaire dans nos vies et nous redonne de la force, de l’énergie pour être présents au côté de ceux qui en ont le plus besoin. Bon dimanche et bonne semaine à tous.