Les EOP, Equipes ouvrières protestantes
Les EOP, groupes d’échanges sur la vie sociale et professionnelle, sont une association d’éducation populaire.
Constituées en équipes locales, elles se réunissent autour de rencontresdébats et de différents rassemblements annuels. Dans la région Est, il existe sept groupes EOP.
L’ensemble des activités EOP se développent sur la base d’une éthique chrétienne. Croyant en la promesse de vie du Dieu d’amour, les EOP entendent témoigner de la force de l’Evangile qui libère mais aussi travailler avec d’autres à la construction quotidienne d’un monde plus juste et plus humain.


Héritières de la Mission Populaire évangélique de France, s’inscrivant théologiquement dans le courant du christianisme social, les EOP se posent aujourd’hui à nouveau la question du lien avec des réseaux autres.
D’où la préoccupation de nos relations avec la Miss Pop. Quel partenariat pouvons-nous construire, développer avec la Miss Pop ?


Le séjour des EOP du 31 mars au 3 avril dernier à Lyon – organisé avec le foyer de la Duchère, et articulé avec une journée interfrat avec la Belle de Mai de Marseille – a été révélateur de nos différences. En ce qui me concerne, ces différences sont une richesse. Elles ont été l’occasion d’un questionnement, à la fois personnel et collectif, quant à nos activités et au public fréquentant nos groupes. Y a-t-il un public que nous délaissons ou oublions ? Certes le socle de l’éducation populaire nous relie. Mais les publics que nous accueillons les uns et les autres, dans leurs spécificités, ne sont pas les mêmes. Il en résulte des activités différentes. Probablement en raison même de leur implantation, les fraternités de la Mission Populaire accueillent essentiellement un public précaire. Ce public est présent dans les groupes EOP, mais il n’est pas le seul. Ouvriers, employés, profesprofesseurs, cadres se côtoient pour partager ensemble leur vécu, le confronter avec les représentations à l’oeuvre dans notre société, avec les discours médiatiques dominants ou encore avec des théories. L’enjeu étant d’apprendre à déchiffrer ces représentations et ces discours pour décrypter au service de quels intérêts ils sont tenus et à quelles conséquences leur mise en pratique peut conduire. Réfléchir aux questions de l’économie et du travail renvoie aux questions sociales qui leur sont intrinsèques. Et a fortiori au vivre ensemble.

Des différences, des questionnements… l’espérance
Le séjour des EOP du 31 mars au 3 avril dernier à Lyon – organisé avec le foyer de la Duchère, et articulé avec une journée interfrat avec la Belle de Mai de Marseille – a été révélateur de nos différences. En ce qui me concerne, ces différences sont une richesse. Elles ont été l’occasion d’un questionnement, à la fois personnel et collectif, quant à nos activités et au public fréquentant nos groupes. Y a-t-il un public que nous délaissons ou oublions ?

Accompagnons-nous avec la même attention les différentes catégories socioprofessionnelles et ceux qui sont en situation de non-emploi ? Quelle est la qualité de mon accueil lorsque l’autre me questionne, me dérange de manière désagréable ? Quelle est mon éthique en pareille situation ? Se réduit-elle alors juste encore à des mots ?

A côté de ce questionnement indispensable au développement de nos activités EOP ou frats, il y a le fait que nous pouvons être ressource les uns pour les autres. Les EOP ne pourraient-elles pas partager leur expérience et jouer un rôle de conseil dans la réactivation du poste à Saint-Nazaire ? Et la Miss Pop ne pourrait-elle pas partager son savoir-faire dans la remise en route d’un projet du côté du sillon mosellan ?

Reste à évoquer l’avenir des EOP dans la région Est. Jean-Jacques Dietsch et Jean-Paul Hoppstädter font valoir leur droit à la retraite en décembre 2011 et en septembre 2012. Ce qui signifie qu’un poste de mission urbaine, mission dans l’industrie, EOP, se libère à Colmar et que l’avenir du secrétariat général des EOP dans le cadre de la mission dans le monde du travail effectué par Jean-Paul à Strasbourg reste ouvert. A ce jour nous ne savons pas ce qui se profile comme suite par rapport à ces deux postes. Tout comme nous sommes dans l’ignorance de ce qui peut s’élaborer du côté du sillon mosellan. Mais, portés par l’espérance de l’Evangile, nous voulons rester confiants